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• Dimanche, novembre 26th, 2017

On his way

Tromsoya, Norvège

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• Vendredi, novembre 24th, 2017

Au-delà du temps

Nord-Lenangen, Lyngsalpan, Norvège

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• Mardi, août 15th, 2017
Leonard Cohen

Rue Napoléon, Montréal

There is a crack in everything. That’s how the light gets in.

Sure that’s how ignition happened.

I didn’t hear any voices or any fireworks, I just discovered that light changed place.

Or more likely: light illuminated a new room.

I have no idea how,

I have no idea when,

But there, in a café, in front of the man I love, I have the feeling that I had made an act of faith.

Inside me

And that it had already transformed my life,

My energy

And so,

As a consequence: my reality.

 

Artiste: Kevin Ledo

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• Jeudi, mars 16th, 2017

Sedona airport vortex 14mars2017Sedona, Arizona

L’essence du voyage s’est transformée ces dernières années. Je ne décide plus de me rendre dans un lieu qui me fascine, mais là où je suis appelée. C’est une sensation qui se transforme en évidence. Le voyage s’organise, je m’y jette avec de trop nombreuses idées préconçues, une manière de boue. Celle dont j’aimerais me passer, et puis une fois sur place, je découvre que rien ne se déroule comme prévu. Oui, ce voyage devait être, mais ce qu’il m’offre, son initiation, est ailleurs. Pas dans ce que j’avais projeté. Il me faut rester vigilante, taire cet ego qui voudrait tout s’approprier, dresser une illusion qui obstruerait la vérité.

Et même si c’était le cas.

On ne peut passer à coté d’une rencontre. Elle s’impose à vous, elle vous enseigne ce qui vous libère, ce qui vous restaure, ce qui a déjà été accompli.

La lumière a transmuté la boue en eau claire.

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• Mercredi, mars 15th, 2017

Adamana road Arizona

Meteor crater rd, Arizona

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• Mercredi, mars 01st, 2017

Kitty&Flower PaiaPaia, Maui

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• Mardi, février 28th, 2017

Makawao forest 1

Makawao Forest, Maui

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• Dimanche, octobre 09th, 2016

the-treshold

Harajuku, Tokyo, Japon

Quelle est la réalité? Où est le reflet? Comment ai-je fait pour franchir cette porte? C’est un saut quantique, un abandon, une vérité que l’on décide de ne plus remettre en cause. Passer de l’autre côté tout en restant ici. Présence. Toucher du coeur toutes les facettes de ce que l’on est, le réintégrer, ne plus chercher à en faire expérience. Devenir l’expérience. Il n’y a jamais eu de distance, ni porte, tout a toujours été là. Nu subtil discret, visible. Une flamme qui brule en soi. Sans temps. Sans espace. Une forêt de conifères, dans les montagnes, seul, un regard pour deux. Tous.

• Vendredi, septembre 30th, 2016

harajuku-tokyo   Harajuku, Tokyo

 

Des gouttes invisibles s’impriment sur les vitres, un ciel gris masque le soleil, Paris s’enveloppe d’automne pour quelques heures; le temps qu’une nouvelle lune habille la ville de lumière. Et en attendant l’absence qui forme l’élan, le souvenir de ces heures chaudes dans Tokyo, les trottoirs grouillants d’Omotesando abandonnés aux adolescents, à quelques mètres de là, des ruelles silencieuses, seul le frottement des feuilles et des sandales, des portes qui reflètent le questionnement, tant de travées alléchantes, il faut choisir, est-ce là un renoncement? Comment sait-on que l’on monte? Comment sait-on si l’on s’éloigne? Aucune idée, aucune certitude. Penser à l’eau qui s’écoule sans se poser de questions. Elle sait. Se faire ruisseau et glisser, ne pas douter de son choix, il ne peut y avoir d’erreur, deux corbeaux se sont posés sur le fil électrique, comme deux points qui ouvrent la vie.

• Dimanche, août 14th, 2016

Fleur de lotus RengeMont Koyasan, Japon

 

 

 

 

Monde de rosée

  Au cœur d’un bouton de lotus 

Trois cercles parfaits

La flamme anime la chair

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• Vendredi, janvier 09th, 2015

That's the only answerTanabe, Kumano, Japon

Saisissons notre plume, saisissons nos pinceaux, saisissons nos instruments de musique, saisissons nos émotions, saisissons nos couleurs et quittons notre peur. Reconnaissons nos pleurs et remercions-les parce qu’ils sont notre rempart contre la barbarie, ils sont ce qui fait notre humanité. Saisissons-nous de nos rires et laissons-les s’enrouler dans nos larmes. Comme chaque soir, le soleil est allé se coucher et il a emporté avec lui de belles âmes. Fauchées. Exécutées. Des traces d’Amour broyées. Avec elles, c’est une partie de nous qui a été emportée ou plutôt non: avec elles, c’est une partie de nous qui s’est éveillée. Saisissons-nous de ce trait de lumière qui traverse la nuit. Attrapons-le pour rejoindre ces nouvelles étoiles. Ne les laissons pas s’éteindre, elles continueront de nous inspirer. Comme chaque soir, la lune s’est levée et avec elle nos idées. Saisissons notre coeur, il saura nous guider.

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• Samedi, décembre 20th, 2014

Kagurazaka

Kagurazaka, Tokyo, Japon

Suivez la lumière, ce n’est pas loin, en fait, vous y êtes déjà, vous ne le saviez pas? Mais enfin, il suffit d’écouter votre coeur. C’est cela, ce battement, comme une rivière de champagne, sauvage, soyons francs, il n’y a plus que les rivières pour cela, les fleuves, pour la plupart, ont tous été domptés. La Loire? Ah oui, la Loire… Laissez-moi rêver un instant, ces cormorans qui font sécher leurs ailes sur les bancs de sable, cette aridité à la fin du printemps qui fait craindre un été sec, ces arbres qui les pieds dans l’eau abritent un Martin-pêcheur aux aguets… La Loire… Mais je m’éloigne. Ecoutez votre coeur, ce battement, cette sensation, cette émotion qui ne ment jamais, arrêtez de la juger, sentez sa présence, elle est là pour vous, elle vous guide, saisissez-là, ne la laissez pas tomber, on ne fait pas pleurer une étoile.

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• Samedi, décembre 13th, 2014

Kumano KodoKumano Kodo, Dainichi doe, Japon

Quel est-il ce chemin que nous parcourons? Géographique? Emotionnel? Linéaire ou bien confondant?

C’est le sens du Japon, si similaire, et pourtant, un pas sur le côté, les paradoxes s’enchevêtrent sans que cela remette en cause l’ordre des choses. Il est. Le Japon ne répond jamais à vos questions, il vous lance des invitations. Il y a des lieux qui sont chargés d’une vibration qui ancre, qui libère, et qui dans le silence, ou le bourdonnement de la cité, offrent une transformation. Il y a des portes que l’on franchi, comme celle de Hossimonn Oji qui signifie: “le passage à l’éveil”. Au Japon, les mots tracent votre chemin, vous indiquent la voie. Il y a le langage du vent, de la neige qui tombe, de l’écorce rose d’arbres centenaires, des aigles qui surgissent quand vous hésitez entre deux directions. Il y a ces corbeaux si noirs qu’ils nous parlent de lumière. Et puis un arbre à l’intérieur duquel on se faufile pour lui demander pardon, d’avoir douté, sans savoir que nous doutions.

Le Japon offre cette réconciliation entre ce que l’on croyait et ce que l’on n’attendait pas. La confiance prend toute la place, l’harmonie est en chemin.

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• Lundi, décembre 08th, 2014

Koyo à TokyoJardin de Rikugi-en, Tokyo, Japon

Célébrer le temps qui passe, le temps qui marque, les traces qui s’effacent, la maturité avant la naissance, dans un cycle qui renouvelle dans un cycle qui porte en lui la dégradation de la matière. Tout est éphémère. C’est le sens de Koyo et de Sakura. Ici, la nature rythme la vie, on en prend soin, même si l’on construit deux barres d’immeubles à quelques mètres. Et on l’observe. Sans rien ressentir. On la photographie, le cadre serré, mais on ne se laisse pas pénétrer par l’émotion évidente que provoque sa beauté.

C’est un mystère.

Au Japon plus qu’ailleurs, on sent la terre vibrer, vivante, inconstante. Tout va s’arrêter alors pourquoi se priver de cette agitation qui saisit au corps et au coeur? Laisser les larmes monter quand on lève les yeux vers ces feuilles brûlées par leur vie, comme la libellule goûte à la liberté de voler quelques instants avant de mourir, le regard attrapé par une feuille qui se détache et vient reposer à mes pieds.

Ne pas rester à la surface, inerte, relier, cela s’est arrêté, mais j’ai communié.

 

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• Jeudi, septembre 25th, 2014

Un corps de femme

Ce n’est pas parce que c’est invisible que ça n’existe pas. La création, c’est assez mystérieux, comme un instant parfait. Les doigts filtrent les rayons du soleil, ils moirent la peau, le silence hachuré par le roulement des vagues l’horizon vert des pins des éclats de rire qui habillent le désir glisser le pied dans le sable sentir les grains comme le drapé d’une fontaine il n’y a que sensations. Polychromie de l’âme qui déploie sa mélopée écouter le son de la joie qui traverse le corps savourer cette perfection stable dans son mouvement comme si elle n’allait jamais cesser de diffuser son bonheur serein.

Parfois, il y a des silences qui tissent tout cela.

Un corps de femme chez l’Editeur, sortie le 9 octobre 2014

http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-147022-un-corps-de-femme.htm

http://www.viabooks.fr/interview/corps-de-femme-la-double-vie-d-aude-lechrist-45255

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