Archive for the Category ◊ Street Shot ◊

• Mardi, août 22nd, 2017
Rivière au tonnerre, Archipel de Mingan, Canada

Rivière au tonnerre, Archipel de Mingan, Canada

Les deux mondes se rapprochent, lequel est l’énergie de l’autre? La réponse se vit. Le temps n’a plus d’importance, les dates se mélangent, un saint se substitue à l’autre, c’est nécessaire pour comprendre une envie soudaine de bonbons chimiques aux fruits, sans cela, où seraient allées mes pensées? Doivent-elles aller quelque part, d’ailleurs? Les aider à se taire et laisser ce monde, ce soleil, ce réel, pénétrer la matière. Sans tambours ni fracas. Les visages apparaissent dès que les yeux se ferment, chaque nuit différents, ils forment un dessein plus grand que ce qu’ils étaient quand je me contentais de les observer à la manière de wagons de marchandises lancés dans les plaines du midwest. Ils s’unissent pour former une information, un souffle, comme le brin manquant d’ADN qui enfin, s’animerait.

Et cela, seul l’agrégat de coquillages il y a des milliards d’années transformés en strates de calcaire, le soleil, la brume et les épinettes, le clapot des vagues, et la pureté des ciels étoilés de l’ile Quarry, le souffle des baleines, pouvaient me le révéler. D’une dimension à une autre, d’une dimension dans l’autre, elles n’ont jamais cessé d’être imbriquées, de s’alimenter, seule la pensée les avait distinguées.

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• Mardi, août 15th, 2017
Leonard Cohen

Rue Napoléon, Montréal

There is a crack in everything. That’s how the light gets in.

Sure that’s how ignition happened.

I didn’t hear any voices or any fireworks, I just discovered that light changed place.

Or more likely: light illuminated a new room.

I have no idea how,

I have no idea when,

But there, in a café, in front of the man I love, I have the feeling that I had made an act of faith.

Inside me

And that it had already transformed my life,

My energy

And so,

As a consequence: my reality.

 

Artiste: Kevin Ledo

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• Dimanche, août 13th, 2017
MAC, Montréal

MAC, Montréal

Artiste: Olafur Eliasson

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• Mardi, juin 27th, 2017

Magic in the cityBoulevard Raspail, Paris 6

 

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• Jeudi, juin 01st, 2017

Lanzarote sunset 1 Lanzarote sunset 2

 

Lanzarote, Spain

 

 

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• Mercredi, mai 31st, 2017

Palais Royal mai 2017

 

Paris 1er

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• Lundi, mars 13th, 2017

Bagdad Café

Bagdad, désert des Mojaves, Californie

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• Dimanche, décembre 25th, 2016

opera-garnier-24dec2016

Opéra Garnier, Paris

 

 

Nous sommes cette ondulation

Sans commencement ni fin

Un air de fête, une couronne de fleurs, un éclat dans le silence, une idée tombée du ciel

Ce vertige au milieu de la nuit

Nous sommes cette ondulation, ce que nous en faisons

La Création

 

 

 

 

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• Samedi, octobre 29th, 2016

coucher-de-soleil-carrapateira

Carrapateira, Portugal

Quand l’asphalte a t’elle commencé à circonscrire mes pensées? Elle qui m’a tant initiée, construite, entrainée. Etrange d’observer comment aujourd’hui la nature m’inspire plus que l’urbain. C’est elle que j’ai envie de photographier. Peut-être parce qu’elle révèle à l’image ce qui ne se voit pas avec les yeux; elle se ressent avec l’âme. Une paix, une vérité, un coucher de soleil dont les rayons plongent dans le plexus. Cette énergie-là vibre peu en ville, elle demande un effort plus grand. En fait, pour qu’on s’y arrête il lui faut l’autre, l’échange, l’humain, l’expérience. Alors, on lui accorde de l’attention. Il lui faut nous interpeller dans notre routine; casser le geste mécanique, la journée qui déroule ses temps forts et s’écoule sans résistance, sans lien, avec ce qui nourrit l’être. Comme si le bitume ne contenait plus que l’anecdote, un trait d’esprit, on hausse les sourcils et puis voilà, c’est oublié, rien ne s’est mis en mouvement en soi. Comment expliquer qu’hors des villes on sente si fort qu’il n’y a aucune distinction entre ce sable et soi, cette graminée et soi, ce chemin de chênes lièges et soi? Seule la création. Le bitume maintien le mystère, la séparation, la distinction; et cela, un temps, j’ai moins eu envie de l’exprimer. Comme si j’avais voulu avec mes photos révéler le processus alchimique qui s’opère en moi. Complexe et si simple quand je me laisse porter. Il y a une réalité, la mienne, et puis toutes les autres, les vôtres, et elles sont incroyables, nécessaires, au même titre que chaque goutte dans l’océan. Elles sont l’harmonie de ce qui existe. Et je me sens si heureuse, d’être là, de les regarder se déployer, se révéler, de partager leur émotion quand elles touchent elles aussi la vérité, l’indicible, ce dont on fait l’expérience dans le silence de son coeur.

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• Dimanche, octobre 09th, 2016

the-treshold

Harajuku, Tokyo, Japon

Quelle est la réalité? Où est le reflet? Comment ai-je fait pour franchir cette porte? C’est un saut quantique, un abandon, une vérité que l’on décide de ne plus remettre en cause. Passer de l’autre côté tout en restant ici. Présence. Toucher du coeur toutes les facettes de ce que l’on est, le réintégrer, ne plus chercher à en faire expérience. Devenir l’expérience. Il n’y a jamais eu de distance, ni porte, tout a toujours été là. Nu subtil discret, visible. Une flamme qui brule en soi. Sans temps. Sans espace. Une forêt de conifères, dans les montagnes, seul, un regard pour deux. Tous.

• Vendredi, septembre 30th, 2016

harajuku-tokyo   Harajuku, Tokyo

 

Des gouttes invisibles s’impriment sur les vitres, un ciel gris masque le soleil, Paris s’enveloppe d’automne pour quelques heures; le temps qu’une nouvelle lune habille la ville de lumière. Et en attendant l’absence qui forme l’élan, le souvenir de ces heures chaudes dans Tokyo, les trottoirs grouillants d’Omotesando abandonnés aux adolescents, à quelques mètres de là, des ruelles silencieuses, seul le frottement des feuilles et des sandales, des portes qui reflètent le questionnement, tant de travées alléchantes, il faut choisir, est-ce là un renoncement? Comment sait-on que l’on monte? Comment sait-on si l’on s’éloigne? Aucune idée, aucune certitude. Penser à l’eau qui s’écoule sans se poser de questions. Elle sait. Se faire ruisseau et glisser, ne pas douter de son choix, il ne peut y avoir d’erreur, deux corbeaux se sont posés sur le fil électrique, comme deux points qui ouvrent la vie.

• Jeudi, septembre 01st, 2016

Lumières Mont KoyasanMont Koyasan, Japon

Hors champ, un arbre dont les trois uniques branches forment un trident; et puis une pierre, plate, dressée telle un petit menhir. Il faut poser la main dessus pour comprendre le sens de la lumière. Cette boule verte, une planète, son aura, plus dense à l’approche du soleil, halo de joie, c’est l’ascension. Il faut fermer les yeux pour ressentir la force du rayon bleu. Il unit et transperce, guérit. Si pur, si clair. Tout a été libéré, tout s’est réconcilié. Deux astres sur le point de se rencontrer, de se retrouver, masculin et féminin, indissociables, non pas comme genres mais comme origine de la vie. Celui qui donne la lumière et celle qui la féconde. Un mouvement, un respir, au-delà et au-dedans, car ce qui se passe en haut se manifeste ici, un silence, personne n’y prête attention, mais eux, fusionnent.

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• Mardi, août 30th, 2016

Nachi-sanYoyogi               Nachi-San, Kumano, Japon                                  Parc Yoyogi, Tokyo, Japon

 

 

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• Vendredi, août 26th, 2016

Fleur de lotus

Roppongi, Tokyo

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• Mercredi, août 24th, 2016

Kii Katsuura

Kii Katsuura, Japon

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