• Samedi, octobre 29th, 2016

coucher-de-soleil-carrapateira

Carrapateira, Portugal

Quand l’asphalte a t’elle commencé à circonscrire mes pensées? Elle qui m’a tant initiée, construite, entrainée. Etrange d’observer comment aujourd’hui la nature m’inspire plus que l’urbain. C’est elle que j’ai envie de photographier. Peut-être parce qu’elle révèle à l’image ce qui ne se voit pas avec les yeux; elle se ressent avec l’âme. Une paix, une vérité, un coucher de soleil dont les rayons plongent dans le plexus. Cette énergie-là vibre peu en ville, elle demande un effort plus grand. En fait, pour qu’on s’y arrête il lui faut l’autre, l’échange, l’humain, l’expérience. Alors, on lui accorde de l’attention. Il lui faut nous interpeller dans notre routine; casser le geste mécanique, la journée qui déroule ses temps forts et s’écoule sans résistance, sans lien, avec ce qui nourrit l’être. Comme si le bitume ne contenait plus que l’anecdote, un trait d’esprit, on hausse les sourcils et puis voilà, c’est oublié, rien ne s’est mis en mouvement en soi. Comment expliquer qu’hors des villes on sente si fort qu’il n’y a aucune distinction entre ce sable et soi, cette graminée et soi, ce chemin de chênes lièges et soi? Seule la création. Le bitume maintien le mystère, la séparation, la distinction; et cela, un temps, j’ai moins eu envie de l’exprimer. Comme si j’avais voulu avec mes photos révéler le processus alchimique qui s’opère en moi. Complexe et si simple quand je me laisse porter. Il y a une réalité, la mienne, et puis toutes les autres, les vôtres, et elles sont incroyables, nécessaires, au même titre que chaque goutte dans l’océan. Elles sont l’harmonie de ce qui existe. Et je me sens si heureuse, d’être là, de les regarder se déployer, se révéler, de partager leur émotion quand elles touchent elles aussi la vérité, l’indicible, ce dont on fait l’expérience dans le silence de son coeur.

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• Dimanche, octobre 09th, 2016

the-treshold

Harajuku, Tokyo, Japon

Quelle est la réalité? Où est le reflet? Comment ai-je fait pour franchir cette porte? C’est un saut quantique, un abandon, une vérité que l’on décide de ne plus remettre en cause. Passer de l’autre côté tout en restant ici. Présence. Toucher du coeur toutes les facettes de ce que l’on est, le réintégrer, ne plus chercher à en faire expérience. Devenir l’expérience. Il n’y a jamais eu de distance, ni porte, tout a toujours été là. Nu subtil discret, visible. Une flamme qui brule en soi. Sans temps. Sans espace. Une forêt de conifères, dans les montagnes, seul, un regard pour deux. Tous.

• Vendredi, septembre 30th, 2016

harajuku-tokyo   Harajuku, Tokyo

 

Des gouttes invisibles s’impriment sur les vitres, un ciel gris masque le soleil, Paris s’enveloppe d’automne pour quelques heures; le temps qu’une nouvelle lune habille la ville de lumière. Et en attendant l’absence qui forme l’élan, le souvenir de ces heures chaudes dans Tokyo, les trottoirs grouillants d’Omotesando abandonnés aux adolescents, à quelques mètres de là, des ruelles silencieuses, seul le frottement des feuilles et des sandales, des portes qui reflètent le questionnement, tant de travées alléchantes, il faut choisir, est-ce là un renoncement? Comment sait-on que l’on monte? Comment sait-on si l’on s’éloigne? Aucune idée, aucune certitude. Penser à l’eau qui s’écoule sans se poser de questions. Elle sait. Se faire ruisseau et glisser, ne pas douter de son choix, il ne peut y avoir d’erreur, deux corbeaux se sont posés sur le fil électrique, comme deux points qui ouvrent la vie.

• Jeudi, septembre 01st, 2016

Lumières Mont KoyasanMont Koyasan, Japon

Hors champ, un arbre dont les trois uniques branches forment un trident; et puis une pierre, plate, dressée telle un petit menhir. Il faut poser la main dessus pour comprendre le sens de la lumière. Cette boule verte, une planète, son aura, plus dense à l’approche du soleil, halo de joie, c’est l’ascension. Il faut fermer les yeux pour ressentir la force du rayon bleu. Il unit et transperce, guérit. Si pur, si clair. Tout a été libéré, tout s’est réconcilié. Deux astres sur le point de se rencontrer, de se retrouver, masculin et féminin, indissociables, non pas comme genres mais comme origine de la vie. Celui qui donne la lumière et celle qui la féconde. Un mouvement, un respir, au-delà et au-dedans, car ce qui se passe en haut se manifeste ici, un silence, personne n’y prête attention, mais eux, fusionnent.

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• Mardi, août 30th, 2016

Nachi-sanYoyogi               Nachi-San, Kumano, Japon                                  Parc Yoyogi, Tokyo, Japon

 

 

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• Vendredi, août 26th, 2016

Fleur de lotus

Roppongi, Tokyo

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• Mercredi, août 24th, 2016

Kii Katsuura

Kii Katsuura, Japon

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• Dimanche, août 21st, 2016

Tokyo végétal aout 2016Ce que j’aime en Tokyo, c’est le végétal. Comme si la ville devait s’y adapter. C’est une illusion, mais elle ouvre un champ, une poésie rare dans une capitale. Qu’importe l’asphalte, un tournesol, le disque arrogant dressé vers le soleil, des graminées entre deux voies express, et puis ce frottement des ailes des cigales, leur chant d’amour plus fort que le tintamarre des hommes. Il n’y a pas d’opposition entre le béton et l’arbre, mais une conjugaison, un verbe qui s’invente, une harmonie qui se compose, un temps suspendu et réel, cela devient vivant en nous, à la manière d’une éternelle mélodie, inattendue mais évidente, créatrice, vous lâchez prise pour rencontrer un souffle, une vérité; soi-même.

Sotobori Dori, Tokyo, Japon

 

 

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• Jeudi, août 18th, 2016

Arbre et lumière Takahara Kumano Aout 2016Takahara, Kumano Kodo, Japon

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• Dimanche, août 14th, 2016

Fleur de lotus RengeMont Koyasan, Japon

 

 

 

 

Monde de rosée

  Au cœur d’un bouton de lotus 

Trois cercles parfaits

La flamme anime la chair

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• Jeudi, juillet 14th, 2016

Une allure impeccable couvertureStock, janvier 2016

Il y a des histoires qui vous prennent par surprise. Un fil, ténu, enthousiasme pour une vie tombée dans l’oubli. Et puis vous le tirez, ce fil, et il déploie votre imaginaire. Entrelacs de rêveries et de souvenirs, une allure impeccable est un roman sur la haute couture parisienne dans les années 50, sur une femme, Freddy, on ne la retient pas, on la respire, et sur cette chère liberté qui s’ancre dans la solitude, car les battements du coeur coincident rarement avec ce que l’on attend de vous. Qu’importe. ”La contrainte est une main qui broie mon coeur”, constate t’elle, lucide, amoureuse, déterminée. L’affranchissement sera total pour s’abandonner dans ce qui la dépasse et l’entraine; ce qu’elle pensait être un mythe: la vie. « Ce n’est pas parce que c’est invisible que cela n’existe pas ».

Un fil.

Ténu.

viabooks.fr/interview/aude-lechrist-une-allure-impeccable-la-haute-couture-habille-les-reves-52541

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• Dimanche, avril 05th, 2015

Palais Royal Avril 2015Palais Royal, Paris 1er

 

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• Vendredi, janvier 09th, 2015

That's the only answerTanabe, Kumano, Japon

Saisissons notre plume, saisissons nos pinceaux, saisissons nos instruments de musique, saisissons nos émotions, saisissons nos couleurs et quittons notre peur. Reconnaissons nos pleurs et remercions-les parce qu’ils sont notre rempart contre la barbarie, ils sont ce qui fait notre humanité. Saisissons-nous de nos rires et laissons-les s’enrouler dans nos larmes. Comme chaque soir, le soleil est allé se coucher et il a emporté avec lui de belles âmes. Fauchées. Exécutées. Des traces d’Amour broyées. Avec elles, c’est une partie de nous qui a été emportée ou plutôt non: avec elles, c’est une partie de nous qui s’est éveillée. Saisissons-nous de ce trait de lumière qui traverse la nuit. Attrapons-le pour rejoindre ces nouvelles étoiles. Ne les laissons pas s’éteindre, elles continueront de nous inspirer. Comme chaque soir, la lune s’est levée et avec elle nos idées. Saisissons notre coeur, il saura nous guider.

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