Apparemment, l’acheteur d’art contemporain parisien était supposé ne pas avoir envie de sensationnel en 2012. Ni de ravissement. Quand l’art contemporain peut être tiède. A moins que ce ne soit l’oeil qui plus exigeant attendait mieux encore que l’année précédente. C’était peu probable. Heureusement, du côté des galeries italiennes et belges, de la délicatesse et de la poésie. Quand l’art surprend et ouvre le champ.
Claire Morgan, Galerie Karsten Greve, Paris
Paris sous les larmes du ciel depuis plusieurs jours. Qu’importe. C’est une semaine exaltante. Celle de l’art deux semaines après celle de la mode. C’est la FIAC du 18 au 21 octobre. Il y a eu avant cela la Frieze Art Fair et encore avant art berlin contemporary. Autant de rendez-vous qui viennent injecter de la lumière à travers la pluie, de la confiance plutôt que de l’espoir. C’est l’enthousiasme provoqué par la création. Etre surpris, enchanté, déstabilisé, révulsé, aller à la rencontre de ses émotions et de ses interrogations comme un haïku, suspendre le verbe, se dévêtir de la description et plonger dans l’image. Ne pas tomber. Il n’y a aucune résistance. C’est l’instant qui porte, il faut ce vide pour relier. Et quand tout est relié, connecté, quand l’identité est au delà de ce qui défini, alors sortir, marcher, laisser le corps s’imprégner de la pluie, how to live, satori à Paris.



















